Presse

« Un spectacle vivant et riche de tous les folklores.

Le spectacle est mené tambour battant.
(…)
Maurice Zaoui a une voix magnifique
(…)
Il y a une conivence trés forte entre la scéne et la salle. »

D.W.

La musique fait l’objet d’une orchestration qui se laisse aller aux impulsions contemporaines.

Car il s’agit d’un folklore vivant que chaque siècle s’attache à enrichir.

Avec des orchestrations originales et des interprétations de qualité, Adama nous communique la ferveur, la nostalgie et l’espoir des communautés juives…

Eric Lamon

Voix et instrumentation concordent, avec fougue et humour, à mettre en valeur le patrimoine médfiterranéen ou d’Europe Centrale.

L’ensemble demeure marqué d’une verve et d’une bonne humeur qui se maintiennent de bout en bout.

Mathias Adamkiewicz

Une chorégraphie à vous réconcilier avec la danse, des chants à donner le frisson […]

Musiciens, chanteurs et danseurs, c’est dans l’histoire chaotique du peuple juif que la troupe Adama (la Terre, en hébreu) puise son inspiration.
C’est de sa mémoire souvent meurtrie et dans la terre de Canaan qu’elle nourrit ses racines.
Du folklore pur et poignant, enrichi, au fil des exodes, de sons yéménites, russes, polonais, espagnols…
Des chants nostalgiques et gais, c’est selon.
Des textes qui intègrent aussi bien le mysticisme et l’ascétisme hassidique que le quotidien des ghettos et des champs.

Un folklore tout empreint d’un passé qui n’a jamais été très simple et qui, parce que la foudre peut frapper plusieurs fois au même endroit, semble, encore et toujours, se recomposer.
Le grand public connaît ces 24 jeunes garçons et filles, pour les avoir entr’aperçus au cinéma dans Le Grand Pardon, Rabbi Jacob, Pour Sacha…applaudis et ovationnés à Bobino, au Casino de Paris, au Zénith.
[…]

Un voyage dans le temps, du XIXème siècle avant J.-C. à aujourd’hui, et dans l’espace, aux quatre coins du monde.
Un exode de plus mais l’occasion de rappeler à tous que les frères ennemis sont avant tout des frères issus des deux fils d’Abraham, Ismaël et Isaac.

Une histoire racontée et chantée par deux voix exceptionnelles, Maurice Zaoui (Abraham) et Zorka (Sarah), illustrée par des danses successivement légères comme la joie, dures et puissantes comme le malheur qui frappe ou cassantes comme la douleur qui brise mais dont on sort toujours vainqueur.

Une chorégraphie d’Ilan Zaoui, d’inspiration biblique, mais au toucher contemporain, 150 costumes, bref, un spectacle chanté et dansé à voir absolument.

Serge Nedjar

« Alger, Alger. Où êtes-vous, à mes parents. Loin de vous et de mon pays, mon visage et mes yeux sont meurtris par un flot de larmes »
Plaintive, bouleversante, la chanson fut écrite dans les années 50 par Lili Boniche, star séfarade.
C’est elle, cette chanson, qui ouvre le nouveau spectacle du groupe Adama, qui depuis vingt ans offre de grandes traversées de la musique juive traditionnelle, dans tous les tours et détours qu’elle a empruntés au fil des siècles, puisant son inspiration là où la diaspora trouvait à s’établir : Europe centrale, Espagne, Maghreb.
C’est de ces terres gorgées de soleil que vient la famille Zaoui.

D’Oran, en Algérie, très exactement, où le père était fripier. Quatre des cinq fils qu’il a eus sont nés là-bas. Le dernier, Dan, a vu le jour à Paris, où la famille, pressentant le désastre, s’est tôt repliée. Ilan, l’avant-dernier, est à l’origine de la création d’Adama.
Autodidacte, il a d’abord exercé ses talents de musicien et de danseur au sein d’organisations juives de jeunesse, avant de faire son « alyah ».

Dans le kibboutz où il travaille, il est rejoint par un ami d’enfance Alexandre Arcady, le futur cinéaste.
C’est par son intermédiaire qu’Ilan Zaoui rencontre Gérard Oury, pour qui il crée les inoubliables chorégraphies de Rabbi Jacob.
Une troupe est constituée, que viennent renforcer deux de ses frères : Maurice l’ainé, récitant et chanteur, et Dan, le benjamin. Familial, sous la tutelle de Madame Zaoui mère qui veille sur sa couvée, mais aussi très ouvert aux apports extérieurs, Adama est né.
C’était il y a vingt ans. Les ambitions de la troupe, qui se reconstitue à chaque nouveau spectacle, étaient alors de faire conaître et aimer au plus large public possible musiques et danses juives : Le Carré Sylvia-Monfort, Bobino,l’Olympia, le Casino de Paris leur ont ouvert leurs scènes.

Philippe ROYER

En deux heures de spectacle, deux mille ans de l’histoire du peuple juif.
Un succès tel au début de l’année que le groupe récidive actuellement au music-hall de la rue de la Gaîté.
J’ ai eu la chance d’assister à la première d’Adama au Carré Silvia Monfort : bonne adresse où l’on est souvent surpris, rarement déçu.
Cette fois, ce fut l’enthousiasme: que de vivacité dans le jeu, d’alacrité dans la danse et de perfection dans un tissu musical diapré. étincelant et pourtant si simple ! – Le programme réunit avec bonheur, dans une sorte de quintessence, le trésor des folklores juifs, mais pour en faire une ronde qu’on pourrait qualifier d’endiablée si la piété n’y était présente, si joyeusement.
A la terre d’Adam (Adama précisément), nous voici enracinés : aux sources de Chanaan, nous voici ressourcés. La Bible, ici, tend son décor. ses fastes, ses pièges. Au fond du désert, comme toujours, le roc et la source, le puits de l’éternel féminin.
Ah, certes, la vibration de tant de siècles n’est pas près de s’éteindre !
Mais cette inspiration originale, originelle, est généreuse. Issue de la terre patriarcale, elle se ramifie, s’étend aux horizons, revient à nous à travers les espaces et le temps : du Yémen comme de Judée, de Pologne comme d’Espagne.
A travers ce prisme Gémissant, c’est la terre entière qui nous est rendue et célébrée, comme seuls des errants savent le faire. Qu’on n’aille pas imaginer un folklore respectable, mais élimé. râpé dans ses vieux habits : la modernité le nimbe de ses feux. de son rythme, et mêle effrontément le tam-tam et l’accordéon à la corne de bélier, au  » shofar  » !
Quelle tendresse. mais aussi quelle force, quel érotisme de bon aloi, et comme on comprend les extraterrestres, de passage là-bas, d’avoir connu les filles de Jérusalem, qui nous ont fait de si beaux enfants…

P. S.
Ecrivain, compositeur,
ancien directeur du service
de la recherche de l’ORTF.

Intitulé Musiques juives en balade, ce nouveau spectacle d’Adama, la compagnie que l’Oranais Ilan Zaoui a fondée avec ses frères, poursuit la quête entétée d’un fil commun et invisible à des traditions juives nées toujours quelquepart.

En arabe, français, hêbreu, ladino, yiddish, le team Adama (ils sont onze) crée un nouveau langage qui témoigne des passions de diverses communautés juives pour les musiques de leurs pays, pour ne pas dire l’amour de leurs pays sachant qu’aimer c’est d’abord donner.

D’ailleurs le spectacles s’ouvre sur un Oran à l’apparence sereine au début des années 50 pour se clore sur le ghetto polonais qui se bat contre la tourmente.

Adama s’installe à l’auditorium des halles pour présenter « Musiques juives en ballade ».

Un spectacle où se cotoient les percusions orientales, les chants yiddish, les musiques kleizmer, les rythmes judéo-yéménite, judéo espagnol…
Où se cotoient les langues françaises, arabes, hébreu, yiddish, et les expressions musicales, théatrales et chorégraphiques.

Adama est une compagnie qui réalise un syncrétisme entre les oeuvres du domaine traditionnel juif et des créations personnelles contemporaines qui s’intègrent dans le mouvement des musiques sans frontières, musique où l’écoute de l’autre reste essentielle.

Une création où l’émergence d’une culture en constante évolution est plus constructive et parlante que tout discours.
[…]

Une ballade plurielle à travers les musiques juives, reflets d’une culture aux multiples facettes aux quatre coins du monde.
Des voix qui répondent aux réminiscences des drames passés par une envie de fête.

Il aura suffit d’une simple participation chorégraphique en 1973 dans Rabbi Jacob de Gérard Oury pour que le groupe Adama prenne son envol.
On ne cessera ensuite de l’inviter à la télé.

La bonne humeur de ses chanteurs et de ses danseurs alliés à une interpretation en Français, en arabe ou en hébreu séduit tous les publics.

Bien lancé le groupe revisite les « folklores juifs », les chants danses et musiques des traditions juifs au carré Sylvia Montfort avant de rejoindre Henrico Macias au début des années 80 à Bobigny.
Après quelques années d’oubli il revient en 1992 avec
« les sacrés fils d’Abraham », une comédie musical au casino de Paris.Deux ans après, grâce au retour massif aux Musiques du monde, les revoila sur une compilation des plus belles chanson d’Israël, avant que ne sorte « Chants et musiques des mondes judaïques », album inspiré du patrimoine judaïque.

Cette fois, l’équipe s’installe pour un mois à l’auditorium des halles pour présenter Musiques juives en ballades.
Un Adama relooké.
En tout, une dizaine d’artistes qui festoient entre religieux et profane, mémoire et humour.
Chez les Zaoui – le photographe Jean Claude, le directeur artistique Ilan, le chanteur Maurice et le percussionniste Dan – on prouve ainsi que l’héritage est loin de se perdre.

N.B.

Adama est une compagnie de danse, musique et chant.
Elle puise son inspiration dans le patrimoine Juif.
Les membres de cette compagnie ambitionnent de faire découvrir au public l’originalité artistique des différentes communautés Juives.
Leur album, enregistré en public, est une petite MERVEILLE qui nous fait voyager dans des contrées lointaines.
La musique d’Adama affirme, au delà d’exister et au-delà des différences, la valeur unique de la personne humaine. Adama n’est pas véritablement un groupe, mais plutôt une compagnie de danse, musique et chant.
Puisant leur inspiration dans le patrimoine juif les membres de cette compagnie ont pour démarche de réaliser une synthèse entre les oeuvres traditionnelles et des créations personnelles contemporaines.
Et, conformément à la nature du judaïsme et à sa culture aux origines multiples, la troupe d’Adama réuni des artistes venus d’horizons différents.

C’est le regroupement de ces sensibilités diverses qui fait toute l’originalité de cette compagnie classée dans le mouvement des musiques du monde.
1978 est la date de naissance officielle d’Adama.
Composé de six danseurs musiciens le groupe s’étoffe au fil des années avec l’arrivée de quatre danseuses.
Leur premier tour de chant commence par des prestations dans les centres culturels de la Région Parisienne. En janvier 1981 c’est la grande première Parisienne au carré Sylvia Montfort. Un premier disque est ensuite enregistré. Un peu plus tard suivent Bobino, puis l’Olympia, le Casino de Paris, le Gymnase…Sans frontière, Adama touche tous les publics et tous les âges. En 1991 leur spectacle traverse l’atlantique pour aller se produire au Canada. 1994 et 1995 sont les années de leur première compilation.
Entre temps, Adama s’est enrichi de nouvelles recrues pour monter une comédie musicale, sous la houlette du directeur du Casino de Paris : huit musiciens, quatorze danseurs et danseuses plus un chanteur et une chanteuse.

Passé au Casino de Paris en avant-première d’une tournée en province, Adama qui signifie la terre est un excellent spectacle du folklore juif.

Folklore enrichit au fur et à mesure des siècles et des errances de son peuple. La première danse – danseurs et musiciens vétus de blanc – vous l’avez vue dans le film Le Grand Pardon. La danse de la joie. en seconde partie vous l’avez vue dans Rabbi Jacob. C’est dire que la troupe a de l’expérience, qu’elle conjugue ici avec une grande présence scénique. Ies trois frè¨res Zaoui en sont l’âme tripartite : Ilan est à la tête des danseurs ;
Dan est 1e percussionniste, dynamisant guitares, violons » flûtes et accordéon : Maurice est le superbe chanteur à qui prète sa voix de bronze à Moise aussi bien qu’au Juif de Harlem…

Car le spectacle nous fait voyager dans l’espace et le temps, du yemen au Maroc, de la danse biblique au jazz.

L’adresse souple des danseurs les transforme d’hommes du désert en Judée Espagnols avec le zapateado, de yéménites en personnages hassidiques. La constance est une musique puissante, irrésistible. qui sort des lnstruments avec autant de force et de foi que l’âme et l’humour juifs de la bouche et du corps des artistes.

Jacqueline Cartier